Je t'en supplie, je ne pourrais jamais t'aimer
Je ne peux point accepter ta déclaration,
Éloigne-toi de mon cœur, ô folle passion,
Quand comprendras-tu cette envie de liberté ?

Ô fleuve, j'aimerais me métamorphoser,
Je ne peux supporter ce malaise profond,
Seuls tes flots tumultueux me délivreront
Ne laisse pas par son amour m’étouffer.

Une douce brise me prit et me changea,
En un superbe laurier, elle me transforma,
La parole ne fera plus partie de moi.

Daphné étira ses branches vers un ciel libre,
En hiver ses ramures se couvrent de givre,
Son cœur bat doucement dans un écrin de bois…